Georges THOMAS

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Georges THOMASloupe

45450 Fay-Aux-Loges
Loiret France

Né le 31 juillet 1914 à Fay aux Loges, Georges Thomas donne dès son enfance les marques de la foi la plus vive.

Après avoir fait son apprentissage du métier familial d'apiculteur, il souhaite devenir 

prêtre. Il effectue d'abord son service militaire, puis il entre au séminaire de Fontgombault dans l'Indre. Trois ans plus tard, il rejoint le grand séminaire d'Orléans où il prend la soutane en décembre 1941 et reçoit la tonsure en juin 1943.

Dès 1940, le jeune séminariste commence son action de résistant avec l'abbé Visage, puis, en 1942, conservant des liens étroits avec Fay aux Loges, son village d'origine, il forme un groupe de résistance sur notre commune. Il a de nombreux contacts avec les autres groupes de patriotes de Vitry aux Loges, Sully la Chapelle, Chambon la Forêt et Chilleurs aux Bois.

Le 10 décembre 1943, la Gestapo vient pour l'arrêter au séminaire. Il parvient à s'échapper et commence alors sa vie clandestine.

Il mène alors cette vie périlleuse de tous les maquisards français. Pressentant une délivrance prochaine de son pays, il s'établit le 26 mai 1944 à la grange Thivet à Sully la Chapelle chez la famille Moreau. Il y retrouve un instituteur de Nibelle, le capitaine Roger Giry (capitaine Raymond au maquis). Avec lui et le commandant Pierre Charié, il va diriger la lutte armée contre les Allemands. En contact avec Londres, le « lieutenant Louis », son nom de maquis, organise et participe personnellement à la réception de parachutages d'armes dont certains à« la Taille Poulain» au nord-est de Fay, à des opérations de sabotage de voies ferrées ainsi qu'à la reception d'un commando anglais de 50 hommes dirigés par le major Fenwick. Il organise également le maquis de Vitry aux Loges lorsqu'il est attaqué le 13 juillet 1944. Puis c'est au tour du maquis de Chambon la Forêt cerné le 6 août. Les résistants sont contraints à l'évacuation. Une partie se dirige vers le maquis de Lorris, une autre vers Sully. Dès le 7 août, l'abbé Thomas reconstitue, avec quelques courageux, une nouvelle poche de résistance. En six jours, ils infligeront de lourdes pertes à l'ennemi.

Le 13 août, Giry et Thomas partent à moto vers Chilleurs aux Bois où ils doivent transmettre l'ordre de guérilla générale. Mais le maquis de Chilleurs a été attaqué le matin même et les deux hommes surpris sont faits prisonniers. Conduit au château de Chamerolles puis à la Gestapo d'Orléans, l'abbé Thomas est atrocement torturé. Le 14 août, avec de nombreux compagnons d'armes, il est fusillé au carrefour dit« d'Orléans» près de Lorris.

Né à la veille de la grande guerre de 1914, mort peu de jours avant la délivrance de son pays pour lequel il a donné sa vie, l'abbé Georges Thomas, Lieutenant Louis, nous laisse l'image du courage et du devoir.