Jan VAN BEERS

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Jan VAN BEERS loupe

45450 Fay-Aux-Loges
Loiret France

Jan Van Beers nait à Lierre dans la province d’Anvers en 1852. Son père est un poète connu et Jan continue dans cette lignée d’artiste en devenant peintre. Il étudie à l’Académie d’Anvers et rapidement 

crée avec ses amis la « Van Beers Clique ».

Jan Van Beers veut très rapidement devenir célèbre. Il l’est tout d’abord, non par son œuvre, mais par son excentricité. Ce jeune artiste ne semble pas prendre les choses au sérieux. Un de ses grands amusements avec la « Van Beers Clique » est de se promener dans les rues déguisé en femme.

Un peu plus tard, il essaie de faire oublier son excentricité et de se faire reconnaître comme un vrai peintre. Il tente alors tous les styles et tous les sujets, peignant à la fois des tableaux historiques, des paysages et des miniatures. Les critiques considèrent que Van Beers n’arrive pas à trouver son propre style. Van Beers décide alors de s’installer à Paris et se met à peindre de petits tableaux de type réaliste. Le succès est immédiat, « Soir d’été » est présenté au salon de Paris en 1880.

Tout semble réussir à Van Beers, les critiques remarquent qu’aucun artiste ne peut surpasser cette finition de tableau. Mais au salon de Bruxelles en 1881, Van Beers est au cœur d’un scandale. Il y expose deux tableaux « Lily » et « La Sirène » et est attaqué par trois critiques lui reprochant d’avoir peint ces tableaux par dessus une photographie. Van Beers ne serait donc qu’un retoucheur adroit. Van Beers propose à ces trois critiques de nommer un expert de leur choix. Si l’expert confirme leur accusation, il paiera les critiques pour chaque tableau (10000Fr pour Lily et 20000Fr pour la Sirène). Dans le cas inverse, les critiques devront payer. Deux critiques se retirent sous le prétexte que l’expertise esquinterait le tableau mais le troisième reste sur sa position mais refuse la proposition de Van Beers. Il lui propose de s’enfermer le temps qu’il faudra pour refaire l’un des deux tableaux. Van Beers refuse.

Mais le 3 septembre 1881, un nouvel incident arrive, « la Sirène » est vandalisée, le visage de la femme est arraché. Rien ne s’oppose plus à l’expertise. Van Beers la fait faire par une commission qu’il recrute, celle-ci conclut que Van Beers est un « honnête homme ». Le peintre se sent alors assez fort pour porter l’affaire en justice. Mais il perd son procès, non pas parce que son tableau n’est pas réel mais pour des histoires d’intérêt et d’argent.

Par cette affaire il est intéressant de comprendre pourquoi « la Sirène » exposé à Pars un an auparavant n’avait alors créé aucun scandale alors qu’il n’en est pas de même à Bruxelles. Tout simplement parce que Van Beers est trop moderne pour l’école de Belgique.

Ce scandale a toujours suivi Van Beers mais a aussi contribué à faire de lui un artiste célèbre et riche. Van Beers séjourne à Fay aux Loges à la Reinerie. Il meurt en 1927 et est enterré au cimetière de Fay aux Loges

Beaucoup de ses tableaux ont disparu, vous pouvez néanmoins en admirer au musée du petit palais à Paris, au musée des beaux arts de Rouen et au musée d’Anvers.